ALL EYES ON…Jérémie Petrus

Son nom est le même que celui d’un grand vin mais associé à son prénom il y a fort à parier que Jérémie Petrus soit le nom d’un grand comédien en devenir. Tout aussi bien à l’aise sur les planches que face à une caméra, c’est à mes questions qu’il a accepté de répondre. Et sans répétition.

 

Kimberly : Bonjour Jérémie et d’ores et déjà merci, tu as pu caser ce rendez-vous dans ton agenda chargé ! Et si on commençait par une brève présentation ?

Jérémie Petrus : Et bien je m’appelle Jérémie, j’ai 25 ans, bruxellois de souche même si je fais pas mal d’aller-retour vers Paris. J’ai fais le Conservatoire de Bruxelles, art dramatique en théâtre. Par la suite je suis parti à Paris me former au jeu face caméra au Studio Pygmalion. Et donc je suis comédien.

Comédien et acteur, ce sont des synonymes ou cela vise deux réalités différentes ?

C’est pareil. On a souvent et pendant longtemps entendu dire qu’un acteur joue dans des films et un comédien davantage au théâtre mais aujourd’hui on ne fait plus vraiment la distinction.

Comment t’es venue l’envie de travailler dans ce milieu ?

C’est une véritable vocation. J’ai commencé à 6 ans à l’école puis plus tard dans Galaxytrouille sur RTL-TVI…

Mais oui, comment oublier !

…n’est-ce pas ? (sourire), j’ai poursuivi étant adolescent en intégrant une troupe au lycée. Et ça a fait son chemin. À 17 ans j’ai participé à un feuilleton diffusé sur France 2, « La Compagnie des Glaces ». Je reconnais que le résultat n’était malheureusement pas à la hauteur de mes espérances. Malgré tout, c’était une super expérience. J’ai également tourné dans des courts-métrages en Belgique, joué dans une pièce à Paris, « Money », avec Anthony Delon, ainsi que « Happy Slapping » en Belgique. Je poursuis ma route depuis lors et récemment j’ai fait partie du casting d’Odysseus diffusé sur Arte où j’endosse le rôle d’Homère.

© Béatrice Cruvelier
© Béatrice Cruvelier

Un CV déjà bien rempli donc. Un « regret » dans tout cela ?

Pas vraiment. Peut-être de ne pas être allé aux Etats-Unis pour l’anglais à la fin de mes études, mais c’est aussi parce que je ne suis pas parti que j’ai pu faire de très belles rencontres et participé à de beaux projets. Maintenant soyons honnêtes, il y a parfois des projets foireux où l’organisation laisse à désirer et tout le monde en pâtit mais j’ai conscience de la chance que j’ai. Je peux dire : ma passion, c’est mon métier et inversement.

Si je ne me trompe pas tu es également passé de l’autre côté du miroir pour t’essayer à la réalisation

J’ai réalisé un court-métrage du temps où je logeais à la Cité Universitaire à Paris, « Amour extrême », et il a été sélectionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour aller à Cannes. Je n’ai pas fait cela durant mon cursus, c’est tout autre chose. Je ne dis pas que je ne recommencerai pas mais je suis d’abord comédien.

Une journée type ?

En fait il n’y en a pas, ça change tout le temps. Quand je n’ai rien et ça arrive, j’envoie des e-mails pour des castings et quand j’en ai justement un ça peut être une scène comme une improvisation ou une rencontre avec le réalisateur par exemple. Au théâtre les horaires sont assez standard, 09-18 mais à l’approche d’une représentation on se doit d’adapter nos horaires pour être en condition car les représentations se font principalement le soir du coup on commence en début d’après-midi jusque 23h. Parfois plus. Les journées de tournage sont aussi différentes puisque là on commence assez tôt, généralement vers 07 heures. Maquillage, coiffure, habillage,…et tout cela parfois pour seulement une demi-heure et tu as terminé. Ou alors c’est parti pour toute la journée tout comme tu peux tourner en matinée et ne plus rien avoir avant le soir. C’est un métier qui demande beaucoup de patience et de flexibilité mais quand on aime ce qu’on fait on accepte beaucoup aussi. C’est ainsi.

Avec un horaire aussi changeant et particulier, tu arrives à bien manger ? Enfin, trouves-tu déjà le temps de manger ?

(sourire) Je mange mal, c’est un métier où on a tendance à très mal manger. Déjà on mange peu avant de jouer pour éviter la sensation d’être lourd. Généralement on mange plutôt après le spectacle, c’est-à-dire à une heure où la majorité des commerces et restaurants sont fermés du coup la tentation est grande de se rabattre sur un snack. Une fois de temps en temps ça va mais bon…

Entre comédiens on se retrouve assez souvent au Bar Parallèle, c’est un bar de comédiens et pour cause la cuisine reste ouverte jusque 3 heures du matin.

À quelles adresses peut-on te croiser ?

Au Banco, rue du Bailli. J’y aime les burgers et tout peut être à emporter. J’aime l’ambiance qui y règne. Au Bar Parallèle donc mais aussi au Skieve Lavabo. J’adore aller au restaurant, vraiment, mais j’aime aussi la cuisine de brasserie et celle du Skieve me convient très bien avec ses bonnes portions et son bon rapport qualité/prix. Je suis d’ailleurs un adepte du Resto Pass grâce auquel j’ai découvert Aux Beaumes de Venise place Brugmann, Millésimes à Ixelles ou encore l’Atelier de la Truffe noire et Tasso. Sinon au Balmoral pour un brunch ou au Crazy Circle à Porte de Namur.

© Béatrice Cruvelier
© Béatrice Cruvelier

Un mot sur ton actualité avant de se quitter

D’ octobre à janvier, je jouerai le rôle de "André Kirschen", un des rôles principaux de la nouvelle série "Résistances!". Elle sera diffusée sur TF1 et dans le reste du casting, on retrouvera notamment Pauline Burlet, Isabelle Adjani, Richard Berry et Isabelle Nanty. De mi-janvier à mi-février plus ou moins je serai au Théâtre de Poche dans la pièce « Punk Rock » et début décembre on reprend les répétitions pour « Happy Slapping » qui sera repris à l’Atelier 210.

D’ailleurs tu es nominé aux prochains Prix de la critique pour ton rôle dans Happy Slapping ! Comment as-tu appris la nouvelle ?

Tout à fait par hasard. Le metteur en scène de la pièce, Alexandre Drouet, a posté un jour un lien sur ma page facebook et j’ai été très surpris. Je doute que cela change vraiment quoique ce soit ou booste ma carrière mais c’est sans conteste une forme de reconnaissance d’être déjà nominé d’autant plus que ce fut un projet difficile à mener à terme puisqu’il n’a reçu aucune subvention. C’est une très belle surprise, vraiment.

Merci Jérémie. Rendez-vous au théâtre et avant ça aux Prix de la critique !

Vous êtes fan de théâtre? Assister aux Prix de la Critique 2013 le 21 octobre prochain vous tente? Save the date car Kimbylicieux invite l’un d’entre vous à y assister accompagné de la personne de son choix!

Tentez votre chance en répondant à la question suivante :

" Jérémie Petrus est nominé pour son rôle dans la pièce Happy Slapping mais quel est le nom du personnage qu’il y interprète?"

Envoyez votre réponse à kimbylicieux@yahoo.com avant le 17 octobre et likez/partagez la page facebook de Kimbylicieux https://www.facebook.com/Kimbylicieux?fref=ts

Suivez l’actualité de Jérémie Petrus sur sa page facebook: https://www.facebook.com/jeremiepetruscomedien?fref=ts

Bonne chance!


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